Younger, TV Land

Younger, TV Land

Publié le

Liza, mère récemment célibataire de 40 ans, ne trouve pas de travail jusqu’au jour où elle passe un entretien en se faisant passer pour une femme de 26 ans et obtient un emploi dans une maison d’édition new-yorkaise. Tout le monde croit qu’elle est quasiment deux fois plus jeune que son âge véritable, alors elle joue le jeu pour garder son poste et reste… Younger. Le point de départ de la série créée par Darren Star, rendu célèbre notamment pour Sex and the City, est assez amusant en même temps qu’une critique assez bien vu de notre rapport à l’âge. C’est une bonne idée, mais est-ce une idée suffisante pour tenir sept saisons ? Étonnamment oui, du moins pour en tenir six, puisque l’on peut oublier la dernière tournée après deux ans de pause et avec un casting castré de la meilleure actrice. Comme souvent, la création de TV Land vaut surtout pour ses personnages, bien plus que pour l’intrigue générale qui se résume vite à une comédie légère assez banale.

Sutton Foster approchait vraiment de la quarantaine lors du tournage du pilote de Younger, ce qui est parfait pour son rôle de maman divorcée et d’emblée un petit peu gros pour celui de jeune femme de 26 ans. Néanmoins, en acceptant de faire preuve d’incrédulité une minute, ces débuts sont fort sympathiques. Le scénario joue constamment sur le décalage entre l’attente des collègues qui pensent parler à une « millenial » et la réalité du personnage qui doit apprendre à se comporter comme telle. C’est un classique, mais il faut reconnaître qu’il fonctionne bien. Plus important encore, on apprend vite à connaître tous les personnages et c’est l’alchimie entre eux qui fait rester, bien plus que l’intrigue elle-même qui tourne assez vite sur des sujets communs, entre problèmes de boulot et problèmes de cœur. S’il y a bien un petit enjeu autour de l’âge de Liza et de l’entourage qui apprend progressivement la vérité, c’est au fond assez mineur. Le vrai moteur, c’est vraiment les interactions au quotidien entre les personnages. Et en particulier, Diana Trout, incarnée par Miriam Shor, dont je regrette de ne pas avoir davantage croisé le chemin jusqu’ici. Pendant les six premières saisons, chacune de ses interventions est le point culminant de l’épisode, avec des lignes parfaites qui ont été certainement bien écrites, mais qui sont aussi (et surtout) remarquablement bien prononcées. Elle m’a vraiment impressionné et son départ dans l’ultime saison prouve bien que la série tenait largement sur ses deux épaules.

Tournée deux ans plus tard, Younger a de toute manière brutalement perdu sa voix, comme cela arrive parfois. Tout ce qui était amusant tombe à l’eau, Darren Star verse dans le boomer gênant avec une caricature de Greta Thunberg et franchement, ça ne vaut pas la peine de perdre son temps. Autant s’arrêter avec le final de la sixième saison, qui offre aux personnages une belle fin et permet de rester sur une note positive.

Informations

Année : 2015 à 2021

  • Nationalité :
  • États-Unis
  • Genres :
  • Drame
  • Comédie

Durée : 84 épisodes de 21 minutes