
Yellowjackets, Showtime (saison 3)
Alors que j’avais beaucoup aimé les deux premières saisons de Yellowjackets, j’étais manifestement passé à côté de la troisième. Je la pensais tout juste sortie, alors qu’elle a déjà plus d’un an et que la suite arrive bientôt. Tout cela pour souligner que trois ans se sont écoulés depuis la fin de la saison 2 et que mes souvenirs de l’univers étaient assez flous. Difficile de se remettre dans le bain, même si petit à petit, on retrouve ses marques : les deux histoires en parallèle, les horreurs perpétrées au nom de la forêt dans les années 1990, celles provoquées par la folie née de cette époque dans l’histoire contemporaine. Après un épisode ou deux un petit peu compliqués, j’ai vite repris mes repères et la suite s’est avérée aussi bonne. Même si je dois dire que je ne m’attendais pas à ce que les dix épisodes se déploient sans réellement progresser vers un sauvetage. Showtime a renouvelé la série pour une quatrième et ultime saison, une bonne nouvelle tant j’aurais peur que les scénaristes finissent par tourner en rond. Ce n’est pas tout à fait le cas ici, surtout grâce aux séquences dans le présent, qui apportent un éclairage glaçant sur les personnages en version adulte. Il n’y en a pas une pour rattraper l’autre, même si la star reste évidemment Shauna, brillamment incarnée par Melanie Lynskey. Elle est toujours plus déchaînée et impressionnante et la paire formée avec Sophie Nélisse pour incarner la Shauna jeune est particulièrement bien trouvée.
La série ne serait indéniablement pas la même sans ce duo, mais Yellowjackets a d’autres arguments à faire valoir. D’autres personnages secondaires sont intéressants, même si j’aurais aimé en voir plus de Melissa et mieux comprendre sa réaction dans cette saison. C’est peut-être d’ailleurs la limite de cette suite, qui peut prendre beaucoup de temps sur certains éléments et bien trop peu sur d’autres. Ici, j’ai été frappé par la prise en charge bien légère des trois étrangers qui débarquent un beau jour dans le camp. Sans trop en dire, leur réaction n’est pas toujours bien compréhensible, ou du moins, j’ai trouvé les explications assez décevantes. Peut-être que la saison 4 sera plus convaincante, mais j’en doute un peu. J’ai surtout le sentiment que les scénaristes ont cherché comment prolonger le séjour dans la forêt plus longtemps, ce qui est un petit peu gênant. Malgré tout, la création de Showtime reste d’un excellent niveau et j’ai été happé par chacun de ces dix nouveaux épisodes. Autant dire que j’ai hâte de voir la suite, et fin, cette fois sans attendre trois ans de plus.