The Pitt, Max (saison 2)

The Pitt, Max (saison 2)

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Quinze heures, quinze épisodes quasiment en temps réel : la première saison de The Pitt avait impressionné par l’ampleur de son dispositif. C’est forcément un petit peu artificiel et en même temps, j’avais été frappé par le réalisme de l’ensemble, tant sur le plan médical qu’en matière de développement des personnages. La suite reprend le même fonctionnement, cette fois en se centrant sur un service du 4 juillet, fête nationale américaine. Cela amène son lot de problèmes, on s’en doute, et rien ne se passe comme prévu, surtout pas pour Robby qui espère partir en congés sabbatiques pendant trois mois juste à la fin de la journée. C’est le principal fil rouge de cette deuxième saison, avec tout qui se concentre sur une seule journée, comme dans la précédente. Ainsi, il découvre la personne chargée de le remplacer juste au début du service et il doit gérer de multiples problèmes, à commencer par les siens. Tous les personnages que l’on a découvert dans les premiers épisodes sont de retour et il y a quelques nouveaux avec deux internes ou encore une infirmière qui débutent tous ce jour-là, pas de chance. Malgré tout, c’est bien Noah Wyle qui a droit au développement le plus intéressant, et de loin. Il faut bien reconnaître que l’acteur est bluffant, surtout sur la fin quand son personnage commence à craquer. Même si la compression causée par le choix des 15 heures rend l’enchaînement un petit peu forcé, l’ensemble reste d’une belle intensité et la final ouvert est une belle manière de faire patienter en attendant la troisième saison.

Max n’a en effet même pas attendu les chiffres de cette saison pour renouveler sa série et The Pitt devrait revenir pour un troisième service de l’enfer. Je me demande si on ne va pas commencer à se lasser ou tomber dans la répétition et en même temps, les scénaristes ont prouvé qu’ils avaient de quoi faire. Tant en termes de cas médicaux originaux — cet hôpital n’a décidément pas de chance à tous les attirer ! — qu’en matière de personnages. Les débutants d’hier deviennent des encadrants plus confirmés, il ont tous de nombreux problèmes personnels à régler et il ne faudrait pas oublier la société qui remonte malgré tout. Si R. Scott Gemmill ne cite jamais le nom de Donald trump, il est évident que The Pitt est contemporain de notre société et l’implication d’ICE à un moment donné en est bien la preuve ultime. La série multiplie les allusions et essaie de faire rentrer de nombreux enjeux de société dans ces quinze épisodes. Avec plus ou moins de succès, certains sujets sont mieux gérés que d’autres et il y a des choix un peu décevants. Fallait-il faire revenir la vieille secrétaire réac’ sans lui donner de vraie leçon ? Pourquoi passe-t-on autant de temps à discuter de la relation manifestement belle de Whitaker ? Je suis aussi un peu déçu du manque de diversité sexuelle, d’autant que les histoires d’amour semblent se multiplier, sans apporter nécessairement grand-chose d’ailleurs.

Quelques petits défauts, mais il ne faut pas perdre de vue la grande qualité de The Pitt. Rarement une série d’hôpital n’a eu un tel effet et il faut bien admettre que le temps réel joue beaucoup sur le sentiment d’urgence permanent. C’est évident pour une histoire qui se déroule au cœur des urgences d’un hôpital, ça n’en est pas moins très efficace.