Avatar : Le dernier maître de l’air, Netflix (saison 2)
La version en images réelles d’Avatar : Le dernier maître de l’air reprend enfin sur Netflix, plus de deux ans après une première saison qui m’avait séduite, malgré quelques défauts évidents. Entretemps, j’ai regardé l’originale en version animée et je dois bien avouer que j’ai encore plus apprécié cette série plus adulte que je l’imaginais initialement. J’étais ainsi curieux de voir comment Albert Kim allait réussir à condenser tout l’arc de la nation de la terre, d’autant que cette suite n’a droit qu’à sept épisodes. La réponse est assez évidente : beaucoup de coupes. L’intrigue a été largement remaniée, des personnages et des arcs entiers ont été éliminés, au profit d’autres thématiques. Par certains aspects, c’est évidemment dommage et les plus grands fans regretteront certainement l’absence d’untel ou la raccourci pris à tel endroit. Pour ma part, j’ai trouvé cette saison plutôt convaincante dans l’ensemble et les choix m’ont semblé en majorité cohérents. Il y a bien quelques défauts, notamment sur la fin qui aurait peut-être mérité d’être rallongée un petit peu alors que d’autres séquences antérieures auraient pu être plus courtes, mais la relecture m’a paru convaincante et j’ai hâte de voir la suite (et fin) de l’aventure.
Par rapport à un dessin animé, les acteurs grandissent inévitablement dans une adaptation en images réelles. Depuis la première saison, les personnages ont bien changé, Gordon Cormier en tête. Le héros avait 13 ou 14 ans lors du premier tournage et il avait encore un côté enfantin, qui a largement disparu ici. L’acteur est résolument entré dans l’adolescence et Avatar : Le dernier maître de l’air en tient compte, de manière assez maligne. Le traitement d’Aang et de ses compagnons est plus mature et le côté adulte, qui transparaissait déjà dans l’histoire originale, est ici logiquement renforcé. C’est bien vu et plutôt bien amené, notamment sur les doutes permanents de ces héros malgré eux. La confiance placée par Aang dans Long Feng est également logique et cohérente, et le parcours de Zuko est vraiment passionnant dans cette saison, bien plus que la précédente. Dallas Liu s’en sort très bien dans son rôle et je regrette simplement qu’il n’ait pas eu plus de temps sur la fin. Sa sœur est moins gâtée, avec une interprétation toujours un peu caricaturale, mais peut-être que la troisième saison lui sera plus favorable. Toph est aussi une réussite, c’était un point fort de cette partie dans la série animée et Miyako lui rend justice.
Netflix continue de mettre les moyens, avec des décors de grande taille et des effets numériques convaincants. J’espère que la troisième et dernière saison conservera ce niveau d’exigence et j’ai hâte de voir ce que l’affrontement ultime contre la nation du feu donnera dans cette nouvelle version. En espérant que les scénaristes parviennent à condenser la série de Nickelodeon, sans sacrifier l’essentiel.