
The Abandons, Netflix
Un western… mouais, mais un western avec Gillian Anderson et Lena Headey en tête d’affiche, voilà qui m’intrigue beaucoup plus. Suffisamment pour décider de lancer The Abandons sans rien lire à son sujet, ce que je préfère en règle générale et ce qui me convient assez bien… sauf dans les cas où on tombe sur une mauvaise série. C’est clairement le cas ici et je comprends très bien pourquoi Netflix l’a annulée quelques semaines après la diffusion de la première saison. C’est prometteur et les premiers épisodes m’ont même semblé partir dans la bonne direction, sauf que l’on tombe bien trop vite dans la caricature. Rien ne va en réalité, ni les morts qui s’accumulent comme dans une mauvaise caricature de Game of Thrones, ni l’opposition entre les deux personnages principaux qui concentre les clichés, ni même l’univers sale, mais finalement très téléphoné. C’est un western très classique au fond, avec ses villes miteuses, ses riches propriétaires prêts à tout et même les indiens. Le scénario part dans toutes les directions au lieu de se concentrer sur ses personnages et de creuser leur psychologie. En sept épisodes assez brefs, il se passe énormément de choses et finalement rien d’important. Des arcs entiers sont oubliés, à l’image d’Albert qui est brièvement nommé professeur et qui a brièvement une romance qui ne mène nulle part.
The Abandons semble elle-même abandonnée, ce qui se confirme quand on en apprend davantage sur le tournage. Kurt Sutter, le créateur, qui quitte le projet en plein tournage, ce n’est jamais un bon signe. Netflix avait prévu dix épisodes d’une heure, il ne reste que sept dont certains dépassent à peine la demi-heure. Clairement, quelque chose s’est très mal passé et cela se ressent sur le résultat final. C’est vraiment dommage, car le casting est impressionnant et j’aurais adoré voir l’opposition entre Gillian Anderson et Lena Headey si elle avait été bien écrite et pas aussi bêtement brutale. Au vu du résultat, il est toutefois bien difficile de recommander la série, dont le seul avantage est finalement sa brièveté. Dommage.