Du nouveau monde - Tome 3, Yūsuke Kishi

Du nouveau monde - Tome 3, Yūsuke Kishi

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Saucissonné en trois volumes par l’éditeur français, Du nouveau monde se termine avec un volet épique et aussi plus conventionnel. J’ai toujours trouvé que ce découpage artificiel et uniquement français nuisait à l’œuvre de Yūsuke Kishi, même si ce tome ne découpe au moins pas le récit en plein milieu d’une partie. La deuxième partie laissait entrevoir l’hypothèse d’un conflit ouvert entre les humains et les rats-monstres et c’est justement ce qui survient au début de cet ultime volet. Kamisu 66 est violemment attaqué par Yakomaru, que l’on a d’abord connu sous le nom de Squealer, et il obtient des victoires décisives grâce à la confiance exagérée des habitants, sa malice et surtout l’aide d’un terrifiant akki, un humain qui peut tuer. Ces dernières pages se concentrent sur le combat mené par Saki et Satoru pour sauver leur village de cette menace de destruction totale, tout en révélant les derniers secrets sur cet univers si fondamentalement original créé par le romancier.

C’est souvent le cas dans les œuvres qui se construisent sur du mystère, la résolution est moins réussie que les débuts. Du nouveau monde ne fait pas figure d’exception et je trouve le premier tome bien plus riche et intéressant que les suivants, justement pour cette raison. Quand le fonctionnement et les règles de cet univers post-apocalyptique n’étaient pas encore bien établis, la radicalité du roman m’impressionnait plus que dans cette phase de combat finale. Cela dit, n’allez pas croire que ce tome 3 est mauvais ou m’a déplu. Bien au contraire, je l’ai avalé d’une traite et le Tokyo dévasté décrit par l’auteur était saisissant, tandis que le bestiaire sorti de son imagination était aussi horrible que satisfaisant dans son genre. Quand on jauge Du nouveau monde dans sa totalité, on a un récit qui commence doucement et s’accélère sans jamais s’arrêter, jusqu’à ce final qui vous laisse presque épuisé. À cet égard, c’est assez fort et encore une fois, je regrette vraiment le découpage artificiel de l’éditeur.

Si vous avez la possibilité de lire les trois d’un coup, c’est ce que je recommanderais sans hésiter. D’autant que l’histoire peut être assez tortueuse et nécessite un minimum de concentration, ce qui sera indéniablement plus facile en la lisant d’une traite. En tout cas, Du nouveau monde apporte une fraicheur bienvenue sur ce genre que j’imaginais usé jusqu’à la moelle et je suis vraiment ravi d’être tombé par hasard sur le premier tome.

Informations

Saga : Du Nouveau Monde

  • Auteur :
  • Yûsuke Kishi

Éditeur : Groupe Robert Laffont

Année : 2026

Nationalité : Japon

Pages : 269