Nova Roma

Nova Roma

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Vous prenez la tête d’une petite colonie de colons, avec l’objectif de créer… la nouvelle Rome. Pour y parvenir, vous devrez récolter les ressources locales, construire des bâtiments pour répondre aux besoins toujours plus sophistiqués de vos habitants, tout en satisfaisant les dieux pour éviter d’attirer leur colère et tout en vous préparant aux invasions des barbares. Nova Roma est un constructeur de villes dans l’esprit des Caesar et ayant consacré tant d’heures de ma jeune adolescence sur le troisième volet, je ne pouvais pas passer à côté de cette relecture moderne. C’est pourquoi je me suis précipité sur le jeu encore en développement et après onze petites heures, je pense en avoir fait le tour. J’ai atteint les limites de mon île, pas tant en termes d’espace, plutôt sur la quantité d’eau disponible, un aspect d’ailleurs très intéressant de cette nouvelle version. Les ressources étaient toutes illimitées dans les originaux et c’est ici largement aussi le cas : un gisement de pierre ne s’épuise jamais et les champs continueront de produire tant qu’ils sont pris en charge par des habitants et dans une zone fertile. En revanche, l’eau est limitée à un volume maximal et j’ai l’impression qu’on peut atteindre la limite de son île et être obligé d’en coloniser une autre. Ce que j’ai commencé à faire dans cette partie, mais repartir de zéro m’a lassé et je crois que je préfère attendre une nouvelle version du jeu, plus complète.

Nova Roma est en tout cas prometteur, avec plusieurs idées qui viennent enrichir la simple gestion de ville. Les fondamentaux sont là, avec un arbre de bâtiments à débloquer progressivement et des habitants de plus en plus exigeants. Comme dans tous les jeux du genre, il faut absolument produire de tout et dans des quantités croissantes. Il faut aussi planifier un minimum, prévoir des zones dédiées à certaines tâches, sans pour autant les éloigner trop des habitations pour limiter les déplacements. Le joueur doit aussi gérer le positionnement de certaines productions jugées gênantes, à éloigner des logements. Gestion oblige, on a la main sur quelques paramètres, comme la priorité des emplois ou encore les taxes prélevées. Les développeurs ont toutefois opté pour une lecture assez « chill » du genre, avec finalement relativement peu d’options, du moins dans la version actuelle. En plus de ces bases bien connues, il y a une dimension stratégique, avec la nécessité de lutter contre des envahisseurs réguliers. On commence simplement en armant quelques citoyens, puis on construit mur et tours, avant enfin de lever des armées. Bien que cela reste basique et très éloigné d’un vrai jeu de stratégie, c’est une profondeur supplémentaire intéressante. J’ai été en revanche un petit peu déçu par la gestion des dieux, qui promettait une complexité que je n’ai pas retrouvé à l’usage. Il suffit de créer un temple par dieu, puis d’organiser de temps en temps une fête, et cet aspect est géré de manière plus mécanique que je l’imaginais.

C’est un jeu en développement, je savais à quoi m’attendre et je ne suis pas déçu d’avoir essayé la version en cours. J’y reviendrai sans doute dans quelques mois, le temps que ses créateurs ajoutent les fonctionnalités manquantes et enrichissent les mécaniques du titre. D’ici là, Nova Roma est un jeu de gestion de cité romaine prometteur, bien qu’un peu léger.

Informations

  • Créateur :
  • Lion Shield

Sortie : 2026

  • Compatibilité :
  • macOS
  • Windows
  • Genres :
  • Simulation
  • Stratégie
  • Early Access

Langue : Traduit en français

Temps de jeu : 11 heures

Liens : Site officiel | Acheter (23,99 €)