Superman, James Gunn

Superman, James Gunn

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Enhardi par la réussite de Thunderbolts*, je me suis convaincu de donner aussi une chance au Superman de James Gunn. Ce super-héros m’a toujours semblé particulièrement ennuyeux, mais j’avais entendu du bien sur le long-métrage et le cinéaste a prouvé qu’il pouvait obtenir de bons résultats dans le genre. Hélas, il n’est pas parvenu à inverser la tendance et son énième relecture du mythe est aussi ennuyeuse que les autres à mes yeux. Enfin, ennuyeux est peut-être un peu fort, je ne me suis pas réellement ennuyé devant son blockbuster d’un petit peu plus de deux heures. J’ai toutefois eu l’impression de revoir les mêmes histoires portées par les mêmes personnages et, à une exception canine notable, je n’ai rien trouvé de bien passionnant dans ce spectacle parfaitement maîtrisé, certes.

Pour autant, je commençais avec un a priori positif, notamment parce que James Gunn a eu la bonne idée de ne pas nous raconter encore une fois les débuts. Son Clark Kent est déjà Superman depuis trois ans, il est connu de l’Amérique et donc du monde, il sort avec Loïs Lane qui connaît sa double identité… bref, toutes les bases sont établies et on peut passer à autre chose. En l’occurrence, un affrontement avec Lex Luthor, un milliardaire jaloux qui cherche à détruire l’image du super-héros et le détruire tout court dans la foulée. Superman tente de s’éloigner des grands méchants monolithiques pour offrir une relecture moderne, à base de géopolitique qui rappelle bien trop notre monde moderne (les deux pays en conflit évoquent fort Israël et la Palestine, pour commencer). C’est bien, mais ce n’est pas non plus très original en 2025 et Nicholas Hoult a beau être efficace, il joue un grand méchant monolithique contre le héros. David Corenswet a le physique idéal pour jouer Superman et je ne sais pas si l’acteur a plus que le physique, vu que le scénario ne permet pas à son personnage d’explorer sa psychologie. Il y avait pourtant de quoi faire, la remise en cause du super-héros et les doutes sont toujours des pistes intéressantes, sauf qu’elles ne sont pas vraiment exploitées ici.

James Gunn reste en surface et multiplie les personnages jusqu’à l’indigestion. Pourquoi est-ce que Green Lantern — dans une version kitsch très réussie dans le genre — et ses amis sont aussi là ? On s’y perd un peu je trouve et c’est probablement surtout le signe que Superman est censé relancer l’univers cinématographique DC pour mieux concurrencer celui de Marvel. Puisque le réalisateur chapeaute toute l’initiative, j’imagine que ce premier film est représentatif et ça ne me donne pas beaucoup plus d’espoir que pour la précédente tentative. Sauf s’il ne garde que les chiens, éventuellement.

Informations

Année : 2025

  • Nationalité :
  • États-Unis
  • Genres :
  • Science-Fiction
  • Aventure
  • Action

Durée : 2h10