Destination finale : Bloodlines, Adam B. Stein et Zach Lipovsky

Destination finale : Bloodlines, Adam B. Stein et Zach Lipovsky

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La saga Destination finale ne se contente pas d’exister encore, les films continuent d’être bons, ce qui est tout de même assez incroyable. Qui aurait parié sur un sixième volet aussi réussi que l’est Destination finale : Bloodlines ? Certainement pas moi et pourtant, j’ai passé un excellent moment devant ce long-métrage bien ficelé, qui reprend une formule éprouvée en lui injectant suffisamment d’idées nouvelles pour ne pas tomber dans la répétition, sans pour autant perdre de vue ce qui a fait le succès des épisodes précédents. Franchement, je ne pensais pas écrire cela en 2026, mais nous y voilà : si une bonne dose de gore et de membres écrasés de diverses manières ne vous effraie pas et que vous cherchez un divertissement redoutable d’efficacité, ne passez pas à côté. Et il va sans dire que l’aventure sera bien plus amusante si vous ne connaissez pas à l’avance les morts spectaculaires sorties de l’esprit tordu des scénaristes de la saga.

La séquence d’ouverture justifie à elle seule le déplacement. C’est une scène classique dans la série de films, tous les indices s’accumulent pour mener à une mort horrible ou en l’occurrence, de multiples morts, tous ceux qui participaient à l’inauguration d’un restaurant en hauteur dans les années 1960. On découvre par la suite que c’était une prémonition d’une jeune femme présente sur place, qui a réussi à sauver tout le monde pour réaliser par la suite que la mort se venge en tuant méthodiquement tous ceux qui auraient dû mourir ce jour-là ainsi que leurs descendants. Bien plus tard, de nos jours en fait, la liste se termine sur cette femme en question et ses descendants, les héros du film. C’est de là que vient le sous-titre du long-métrage et Destination finale : Bloodlines introduit ainsi quelques nouveautés, avec l’attente d’une mort certaine à venir, avec un ordre connu à l’avance. Ce qui n’empêche pas les surprises, au contraire. Adam B. Stein et Zach Lipovsky multiplient les bonnes idées pour surprendre avec des décès brutaux, d’autres inattendus et même des morts déjouées, ce qui est une excellente manière de maintenir l’attention du spectateur. C’est gore à souhait bien entendu, c’est inventif et… fun, tout simplement. J’ai passé un excellent moment devant ce blockbuster qui ressemble un petit peu à une attraction, avec ses moments qui feront sursauter et des scènes vraiment horrifiques — celle de l’IRM en particulier, quelle horreur —, ce qui est exactement ce que l’on vient chercher dans ce genre.

Je ne m’attendais pas à apprécier autant le sixième Destination finale. Je suis en tout cas ravi de lui avoir laissé une chance et je me dis que contre toute attente, la saga a peut-être encore de quoi tenir la distance. À défaut de garder les mêmes personnages d’un film à l’autre1, ses concepteurs peuvent très bien garder le même esprit et creuser de nouvelles pistes, sans renier le concept.


  1. À l’exception notable du personnage de William Bludworth, récurrent dans la saga puisque c’était sa quatrième apparition. La dernière aussi : Tony Todd, qui l’interprétait depuis le premier film il y a un quart de siècle de cela, est mort avant la sortie de celui-ci. ↩︎

Informations

Saga : Destination Finale

Titre original : Final Destination Bloodlines

Année : 2025

  • Nationalité :
  • États-Unis
  • Genres :
  • Horreur
  • Mystère

Durée : 1h50