28 Ans plus tard, Danny Boyle

28 Ans plus tard, Danny Boyle

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Il ne s’est pas tout à fait écoulé 28 années depuis la premier film, mais on était suffisamment proche du compte (désolé pour le coup de vieux) pour que le troisième volet de la saga lancée par Danny Boyle avec 28 jours plus tard se nomme 28 Ans plus tard. Si vous avez loupé les épisodes précédents, ce n’est pas très grave au fond et ce long-métrage va droit au but, comme toujours, en rappelant en quelques mots qu’une infection mystérieuse a décimé la majorité des habitants du Royaume-Uni. Je me souviens que le premier film ne s’embarrassait pas plus avec l’introduction et le réalisateur respecte le même principe. On est directement plongé dans un univers post-apocalyptique plein de zombies, où survivent de petites communautés recluses de survivants comme celle qui est au cœur de l’intrigue. Pas besoin d’en savoir plus, les règles de l’univers seront dévoilées par la suite et j’ai trouvé d’ailleurs que le scénario, écrit par Alex Garland comme l’original, était excellent à cet égard. Les différentes variantes sont révélées petit à petit, sans jamais tomber dans le didactisme lourd et le long-métrage est équilibré et bien rythmé. Le cinéaste a toujours autant la main lourde sur les effets, la subtilité n’a jamais été son fort, mais les images peuvent être très belles et si le tournage à l’iPhone transparaît ici ou là (notamment dans les scènes sombres), on en voit aussi les bénéfices avec un niveau d’immersion indéniablement supérieur. Et puis, c’est un clin d’œil à 28 jours plus tard, tourné avec des caméras numériques de l’époque, pour un rendu bien meilleur.

L’histoire est elle aussi moins prévisible que je l’envisageais initialement, une bonne surprise. On s’attend à ce que le père soit le personnage principal, il n’en est rien et sans aller jusqu’à dire que c’est une œuvre politique, 28 Ans plus tard est plus moderne que je l’anticipais en découvrant initialement l’espèce de village médiéval. L’arc narratif principal m’a bien plu, j’ai apprécié tout le temps passé avec Jodie Foster, évidemment, et Ralph Fiennes apportait une note originale bien trouvée. Quelle surprise enfin de retrouver Edvin Ryding, le prince gay de Young Royals, transformé ici en soldat plouc, un rôle de composition certainement. Pour ne rien gâcher, Alfie Williams a beau être jeune, il en impose à l’écran et il était vraiment parfait dans le rôle principal. Même si la fin part dans une toute autre direction, au point de donner le sentiment de voir un autre film, je reste intrigué par l’idée de Danny Boyle d’en faire une trilogie et je regarderai peut-être la suite.

Informations

Titre original : 28 Years Later

Année : 2025

  • Nationalités :
  • Royaume-Uni
  • États-Unis
  • Genres :
  • Horreur
  • Thriller
  • Science-Fiction

Durée : 1h55