Save Me Not, Sebastian Plano

Save Me Not, Sebastian Plano

Publié le

J’ai toujours eu un faible pour le violoncelle. Quand mes parents m’ont proposé d’apprendre un instrument, c’est vers lui que je voulais me tourner et je n’ai jamais accroché au piano, choisi par dépit quand j’ai réalisé que l’école de musique du coin ne proposait pas de cours. À défaut d’en jouer, je n’ai jamais cessé d’aimer le son produit par le violoncelle.

Quand j’ai découvert Sebastian Plano, mon œil a été attiré par son instrument de prédilection et je n’ai pas hésité longtemps avant de récupérer Save Me Not, son dernier album. Après plusieurs dizaines d’écoutes, je ne regrette pas cet achat impulsif. Ces dix morceaux ne sont pas évidents à classer dans un seul genre, on est entre le classique moderne et l’ambient, on pense par endroits à Max Richter dans les mélanges entre sons électroniques et instruments à corde et à d’autres on irait presque chercher du côté de Sigur Rós, notamment quand le violoncelliste argentin fait entendre sa voix. C’est un ensemble à part, qui résiste à tout classement hâtif et c’est très bien ainsi. C’est aussi un album magnifique qui s’apprécie de plus en plus au fil des écoutes, marqué par une noirceur assez sublime qui s’apprécie tout particulièrement une fois la nuit tombée.

J’ai découvert le violoncelle par les grandes œuvres de la musique classique, les suites de Bach en tête. Sebastian Plano construit son œuvre sur cette base, comme tout le monde, mais il emmène l’instrument sur des terrains inattendus. Et en ajoutant quelques notes de piano, un fond discrètement électronique ou sa voix, il parvient à composer une œuvre bien plus ample. Save Me Not m’a donné envie de me plonger dans la carrière du musicien et d’écouter ses trois albums précédents. Mais en attendant, ce dernier opus a tendance à tourner en boucle et il résiste parfaitement aux multiples écoutes…

Informations

Artiste : Sebastian Plano

Année : 2021

Nationalité : Argentine

Genre : Inspiration classique